Riffs, bpm et crème solaire

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Les festivals de musiques actuelles du Grand Est continuent à jouer le jeu en faisant se côtoyer légendes internationales (Sting aux Eurocks, Robert Plant à la Foire aux Vins, le Wu-Tang à Rock a Field) et découvertes d’ici et d’ailleurs. Tour d’horizon, bob sur la tête et gobelet de bière à la main.

Dans un contexte économique peu favorable, les festivals sont parfois contraints de réagir, en s’auto-amputant d’une journée (Bêtes de Scène) ou en « trouvant des solutions alternatives » comme les Eurockéennes qui développent mécénat et recherche de sponsors privés. Kem, programmateur de la manifestation belfortaine, évoque « une tendance qui risque de se confirmer dans les années à venir », avec des serrages de ceinture à la clef ou des idées à trouver pour sortir la tête de l’eau. D’autant plus que les cachets des artistes ne sont pas revus à la baisse, eux. Les événements estivaux devront « redoubler de malice » afin de poursuivre leur aventure. Ainsi, saluons la démarche d’un mastodonte comme les Eurocks qui ne se contentent pas d’aligner les têtes d’affiche (Sting, « pour la première fois à Belfort », Chemical Brothers, Ben Harper, Christine & The Queens), mais convient des jeunes pousses qui grimpent, comme le duo electro-soul Ibeyi, le hip-punk de Sleaford Mods, duo qui cartonne en Angleterre (c’est la relève de The Streets), ou des nouvelles têtes dessinant les contours de la musique de demain, à l’image d’Ho99o9 (se prononce Horror) et ses “trasheries” rap. « C’est un risque de présenter ce genre de groupe devant 5 ou 6 000 personnes », affirme Kem, citant encore Big Freddia, artiste queer de La Nouvelle-Orléans, venant pour la première fois en France afin de faire shaker les booties des festivaliers.

Bien plus qu’un concert, un show electro tenu par un transgenre au débit de mitraillette. Cet été, on travaillera ses fessiers sur la musique endiablée de Batida (Eurocks), entre electro actuelle et kuduro angolais, Major Lazer (Eurocks) qu’on ne présente plus ou encore Kiril Djaikovski (Rencontres & Racines), bizarrerie mixant, façon salade macédoine, electro rentre-dedans et fanfare balkanique. Vous avez dit bizarre ? Les festivals charrient leur lot de zinzins de la zic. Exemple avec Hildegard Von Binge Drinking (Décibulles), des post-rockeurs déguisés en nonnes démontrant que, décidément, les voies du seigneur sont impénétrables, ou The Pudra Madre Brothers (Natala), trio australien de musique surf sauce mexicaine pimentée. Grâce au rock malin et malien de Songhoy Blues (Eurocks), au punk nippon de Bo Ningen (aux Eurocks qui font un focus sur le Japon), au Jamaïcain Ken Boothe (Summer Vibration), alias Mr Rocksteady, ou encore à Mark Ernestus (Contre-Temps), génie de la techno minimale accompagné de musiciens africains, les festivals nous invitent à un tour du monde en moins de 80 jours, cet été. Inutile de partir à l’autre bout du globe…

shebam, pop, prick

Il s’agit du « point d’orgue de l’été colmarien », se félicite Christiane Roth, présidente de la troisième plus importante foire hexagonale (en termes de fréquentation, après Paris et Marseille), ayant lieu cette année dans un Parc des expositions rénové. Au programme, des moments gastronomiques à partager, des verres à faire trinquer et des stars à écouter. Claude Lebourgeois, directeur artistique, évoque un accouchement difficile pour l’affiche 2015 : il regrette le manque de pointures anglo-saxonnes en tournée cet été et l’explosion des cachets des artistes. Pas de Robbie Williams (bien trop gourmand), donc, lors de cette édition, mais de grands noms toutefois, notamment Charles Aznavour qui, du haut de ses 91 ans, ouvrira le bal. Citons encore Robert Plant de Led Zep ou Iggy Pop, un habitué de la manifestation. Claude Lebourgeois le concède : « Nous n’avons pas vocation à être des découvreurs. » Reste que la Foire convie de jeunes artistes ingénieux, récemment révélés au grand public, comme Lilly Wood & The Prick ou Fauve , deux groupes qui ont fait la couv’ de Poly.

La Foire aux Vins d’Alsace, du 7 au 16 août, à Colmar

www.foire-colmar.com

avis de tempest

Le légendaire clan de samouraïs rap du Wu-Tang ou la brillante britannique Kate Tempest (Rock a Field), soufflant un vent frais sur le spoken word. Les tchatcheurs suant la bière de Sleaford Mods, les sombres Run the Jewels ou l’inventif Pusha T (Eurocks). Le flow latino de Cypress Hill (Décibulles) ou le trio infernal composé de JoeyStarr, Cut Killer et DJ Pone (Jardin du Michel). Du hip-hop de haut niveau, des micros rutilants et des scratches affutés, cet été.

pas folle, la bête

Nouvelle édition pour Bêtes de Scène qui va électriser Mulhouse le temps d’un festival qui a perdu une journée, mais pas son esprit défricheur. Rencontre avec Matthieu Spiegel, programmateur.

Pourquoi un jour en moins ?

Pour des raisons budgétaires, nous avons dû supprimer le dimanche. Nous gardons quinze artistes, mais sur deux jours au lieu de trois, afin de faire des économies sur les coûts de production liés à l’ouverture du site. Il a fallu réduire la voilure… Ces restrictions, liées à une baisse des subventions, concernent également la programmation du Noumatrouff.

Avec Koudlam en tête d’affiche, vous ne craigniez pas d’assombrir le festival ?

Si on regarde bien, cette tonalité est présente depuis quelques années, notamment avec Antipop Consortium, en 2012, un projet très très noir. L’idée est d’ouvrir les œillères et de se permettre des choses qu’on ne ferait pas durant l’année. Après Koudlam et Lapalux, on enchaînera avec Cherokee, dans un genre plus club, plus house.

Le hip-hop de Chill Bump, l’abstract hip-hop d’Evil Needle, la soul de John Milk… BDS semble plus pointu que d’habitude.

Nous sommes dans la continuité de ce que nous proposons depuis trois / quatre ans. Nous cherchons à échapper au diktat des grands noms qui “pèsent” et assurent le remplissage, mais c’est en corrélation avec la confiance que nous accorde le public car nous ne voudrions pas faire un festival trop élitiste.

Evil Needle est mulhousien ?

Tout le monde pense qu’il est américain, mais il vient du coin. L’histoire est assez dingue : il a commencé à tourner l’an passé et il remplit déjà les clubs européens. Il produit une musique visionnaire et est beaucoup demandé pour des remixes en Angleterre ou aux États-Unis.

Qui auriez-vous voulu programmer ?

Ça fait trois ans que j’essaye de faire venir SBTRKT. Je garde espoir : j’y arriverai un jour !

Bêtes de scène, vendredi 26 & samedi 27 juin, à Mulhouse (avec WhoMadeWho, Alb, Mina Tindle, Rich Aucoin ou Camp Claude)

www.noumatrouff.fr

the beat goes on

Des beats incisifs à gogo avec les Marseillais de La Fine Equipe (Jardin du Michel), de Chinese Man (Summer Vibration) ou les Strasbourgeois War Deluxe (Décibulles). Le beatmaking a le vent en poupe, qu’il soit tapageur ou plus introspectif, comme avec nos coups de cœur : Flako (Contre-Temps) et Lapalux (Bêtes de Scène). Derrière ce nom bling bling, se cache Stuart Howard, producteur comparé à Flying Lotus, boss de Brainfeeder qui l’a signé sur son label. Des morceaux construits comme des puzzles, des basses profondes, des claps qui claquent et des voix soul.

i have a dream

Pincez-moi, je rêve : Nightmares on Wax, du mythique label Warp, est de passage à Strasbourg. Mêlant downtempo aux relents dub, trip-hop teinté d’easy listening et goove cinématique, NOW est l’auteur du très cool Les Nuits, idéal pour chasser les cauchemars, l’obscurité venue. L’homme qui se cache derrière ce nom à dormir debout, George Evelyn, est producteur d’albums pour chiller, mais également DJ aux goûts très sûrs. Il se produira durant Contre-Temps, dévoilant, au cours d’un set inspiré, les disques qui nourrissent sa musique faisant des clins d’œil aux oldies soul ou funk.

Dans le cadre de Contre-Temps, vendredi 12 juin, au Studio Saglio

www.contre-temps.net

retour vers le futur

Contre-Temps : un festival mixant les boules de pétanque et les beats historiques de Kenny Larkin, les expos d’art urbain et le groove enfumé de Nightmares on Wax, légendes électroniques et futures stars. Questions à Stefan Robinot, programmateur.

Le visuel du festival est signé La Boca qui a notamment réalisé des pochettes pour Zombie Zombie, Booka Shade, Étienne Jaumet ou Nightmares on Wax. Contre-Temps se reconnaît-il dans cet univers hyper coloré et vintage ?

En effet, l’iconographie rétro-futuriste de ce collectif londonien colle à l’esprit du festival qui est à la fois un tribute aux précurseurs et un plateau pour ceux qui écriront l’avenir de l’electro. Nous essayons chaque année de faire appel à des artistes qui sont en connexion directe avec le monde de la musique. L’an passé, nous avons convié Victoria Topping a faire notre artwork, une Anglaise qui fait des affiches et pochettes.

Les croisières groovy Batorama, les Pelouses sonores à l’Orangerie, le splitmix au Star ou la Kids groove party pour les enfants. Au-delà des soirées “classiques”, Contre-Temps sort des schémas traditionnels du clubbing…

Il y a un engouement très fort autour des Pelouses – avec des groupes live en plein air – qui ont une énorme côte de sympathie. Le succès est tel que l’an prochain, nous trouverons un autre lieu où organiser cet événement. Cette année, nous proposons bien d’autres manifestations gratuites dans l’espace public comme Mixorama, dans un contexte plus urbain que les Pelouses. Une carte blanche est laissée à sept collectifs electro, sur le parvis du TNS. Nous voulions faire un focus sur cette émulsion récente qui nous semble très positive : j’ai l’impression que Strasbourg est en phase de devenir un mini-Berlin !

Le moment fort du festival est sans doute marqué par la venue de Mark Ernestus, figure techno berlinoise qui s’est entiché des rythmes africains avant de monter un big band composé de batteurs sénégalais ou gambiens : Ndagga Rhythm Force.

J’ai pris une grosse claque en découvrant ce projet qui dégage une énergie folle sur scène. C’est complétement dans l’air du temps qu’un artiste comme Mark Ernestus, fondateur du label Hard Wax ou de Basic Chanel, baignant dans la musique électronique depuis plus d’une quinzaine d’années, crée des ponts entre deux mondes. Cette démarche nous tient à cœur car nous aimerions que la scène electro tende à ça dans le futur.

Contre-Temps, du 4 au 14 juin, à Strasbourg (avec Nightmares on Wax, Flako ou Kenny Larkin)

www.contre-temps.net

Exposition Les Yeux dans les yeux de La Boca à La Popartiserie, du 5 au 14 juin

www.lapopartiserie.com

http://site.laboca.co.uk

t’as vu m.a beat ?

Entre musique électronique toute en finesse, échantillonnage sonore et solide ossature acoustique, M.A Beat ! sort un premier album et s’offre une tournée dans l’Est. Focus downtempo sur le trio nancéien qui monte.

M.A Beat ! Un nom olé olé, sous forme de blague graveleuse, pour un groupe qui fait dans l’ouvrage de dentellière. À l’origine, il y a Samy Abboud, producteur œuvrant seul, dans sa chambre, avant de faire évoluer son projet vers un trio, en compagnie de Louis Treffel et d’Adrien Legay. « Au départ, je cherchais des musiciens pour les lives, mais ils se sont intégrés à la formule studio », explique le leader de ce groupe créé il y a trois ans. Les références de Samy ? Le dubstep profond de Mount Kimbie ou la house organique de Caribou. Avec l’apport de Louis et d’Adrien, la musique de MAB s’est teintée de black music, de soul, de funk ou de groove jazzesque. Ses morceaux partent de samples dégottés par Samy qui construit une atmosphère où s’immiscent basse, batterie, moog et autres éléments électroniques. « Contrairement aux producteurs de hip-hop, je ne vais pas à la recherche du sample parfait, en fouillant dans les vieux bacs. J’échantillonne des choses que j’écoute au quotidien, faisant ainsi des clins d’œil à Radiohead sur Menosia ou au camerounais Francis Bebey sur Toy Box. » Drowning For Love est une invitation à voyager, notamment en terre africaine, avec Morocco – « qui fait référence à mes origines marocaines », d’après Samy – et quelques autres tracks à forte tonalité afrobeat, une passion commune au trio. Les huit titres fourmillant d’idées du premier long format de M.A Beat ! sont à l’image des pochettes de ses disques : ils décrivent des paysages naturels frôlant l’abstraction. Quentin Descharmes, auteur des visuels, mêle les techniques et mélange peinture à l’aquarelle et outils digitaux afin de composer des tableaux, des puzzles répondant à l’esthétique des morceaux, autant d’astucieux collages faits de milliers de pastilles multicolores. Featuring de luxe assuré par l’hyperactif artiste américain Shawn Lee (au ukulélé sur Morocco), première partie pour Rone, buzzomètre dans le rouge : ça fleure bon le début de la gloire pour cette jeune formation que le talent habite.

Drowning For Love, édité par le label nancéien Black Milk Music

www.blackmilkmusic.fr

www.mabeat.tv

Concerts :

Au Jardin du Michel, samedi 6 juin

www.jardin-du-michel.fr

À Contre-Temps, dimanche 7 juin, au Parc de l’Orangerie

www.contre-temps.net

united colors

Du visage tatoué de Big Red (JDM) au rock froid de Grand Blanc (Eurocks) : les festivals nous en feront voir de toutes les couleurs. Exemple avec Petite Noir (Eurocks) – alias Yannick Ilunga – jeune sud-africain mêlant sa voix haut perchée à des rythmes venus de Cape Town et des mélopées pop sombres. Versant féminin avec La Petite Rouge (Das Fest), électronicienne allemande appréciant les ambiances éthérées et les plongeons dans le grand bleu (à en croire son site ou sa chanson The Sea) : une des jolies découvertes colorées de cet été.

chansons & crayons

Natala est le plus atypique des festivals, proposant des concerts, mais aussi des ateliers pour les mômes, des concours de tir à la corde ou des ciné-concerts. Le musicien folk Lauter (Herzfeld) et le dessinateur de BD Vincent Vanoli (L’Association) s’associent à nouveau, après deux ans de pause, pour un dessin-concert (dimanche 19 juillet) qui plongera le public dans une « ambiance monacale », selon l’auteur qui exagère à peine. Vanoli nous confie : « J’ai davantage envie de faire des dessins sans lien apparent entre eux, mais il y a aura sans doute une manière de les lire selon une narration. Je travaillerai par motifs plus ou moins récurrents, avec des effets de matière, des présences de silhouettes bleues, des fenêtres. J’espère que ça ne désorientera pas trop, mais voilà la direction dans laquelle j’aimerais aller. » Quant à Lauter, il jouera des anciennes chansons, certainement une ou deux reprises et peut-être quelques morceaux de son prochain album, à paraître cet hiver.

Festival Natala, du 16 au 19 juillet, à Colmar

www.hiero.fr

dr house

De la house avec des rayons de soleil dedans, se savourant un verre de mojito à la main en dodelinant sur un dancefloor en plein air : longue vie à Longevity, souriant et familial festival franco-allemand.

La musique a des vertus thérapeutiques… surtout si elle se déguste façon Longevity : au bord du Rhin, sur deux jours à la cool, dédiés à l’electro happy, avec des animations pour tous, même les bambins qui ne sont pas souvent conviés à des rassemblements de ce type. Les plus petits sont cette année invités à construire des jouets, épaulés par l’atelier de menuiserie de Gepetto, ou à s’essayer à la sérigraphie. L’équipe de la manifestation donne rendez-vous aux amoureux de house (et ses dérivés) au Jardin des Deux Rives, tout un symbole pour un festival résolument franco-allemand – soutenu par l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau –, conviant des artistes des deux côtés du Rhin dans une ambiance bon enfant, sous le signe du trio de mots « écouter, regarder et créer ». Guillaume Azambre, directeur, évoque une des nouveautés : « un biergarten, lieu convivial » chéri par nos voisins germaniques, « installé sur le site du festival, totalement réinventé », où l’on se délectera de sonorités électroniques autour d’un verre et l’on assistera à des shows et DJ sets sous le soleil, exactement. C’est au biergarten qu’aura lieu la première journée, avec un focus sur le label berlinois Funhouse (Jacq et Od & Pau en live) et le set des strasbourgeois Roan Elia & E-Tronik.

Le point fort de la manifestation a lieu le dimanche, dès 11h du mat’. « Le concept nous vient de Cologne où j’ai participé à un festival qui se déroulait durant la journée : certains discutaient dans l’herbe tandis que d’autres dansaient », souligne Guillaume. Départ en douceur avec, notamment, les mélopées ambient de Raaz, artiste qui livrera un « live organique, presque végétal, avec des nappes épurées ». Une « perle rare » venant de Sarrebruck, selon Guillaume. Lente progression et montée en puissance de BPM tout au long de la journée, marquée par les sets du duo de DJ parisiens Hold Youth (alias Seuil et Le Loup, habitués des grands clubs comme le Rex), pour un long moment de « house bien léchée, avec un bon groove, tout en rondeur », ou par le live d’Ion Ludwig, électronicien hollandais qui envoûtera le public de ses ritournelles flirtant avec le jazz et le dub. Un des coups de cœur de cette édition. Dans une ambiance plus « punchy », le « virtuose des platines » Onur Özer et tINI, « munichoise en haut de l’affiche en ce moment », prendront les manettes pour finir la journée « en feu d’artifice ».

À Strasbourg, au Jardin des Deux Rives, samedi 25 et dimanche 26 juillet

www.longevity-festival.com

Scène Longevity à Strasbourg, lors de la Fête de la musique, dimanche 21 juin, place Saint-Étienne


la rock-list

Contre-Temps, du 4 au 14 juin, à Strasbourg (avec Nightmares on Wax, Flako ou Kenny Larkin)

www.contre-temps.net

Jardin du Michel, du 5 au 7 juin, à Bulligny (avec Selah Sue, Asaf Avidan, Lilly Wood & The Prick, Étienne de Crécy, Chapelier Fou, Salut c’est cool, Laetitia Shériff, MA Beat ! ou JoeyStarr avec Cut Killer et DJ Pone)

www.jardin-du-michel.fr

Les Ondes Messines (ex-Musiques Hors Format), du 23 au 28 juin, à Metz (avec Cali, Izia ou Yelle) – gratuit

www.metz.fr

Bêtes de scène, les 26 & 27 juin, à Mulhouse (avec WhoMadeWho, Alb, Mina Tindle, Rich Aucoin, Camp Claude ou Koudlam)

www.noumatrouff.fr

Rencontres & Racines, du 26 au 28 juin, à Audincourt (avec Asian Dub Foundation, Yael Naïm, Cats on Trees, The Fat Badgers ou Kiril Djaikovski)

www.rencontres-et-racines.audincourt.com

Zelt Musik Festival, du 1er au 19 juillet, à Fribourg-en-Brisgau (avec Orquesta Buena Vista Social Club, Melody Gardot ou Joan Baez)

www.zmf.de

Stimmen, du 2 au 26 juillet, en Allemagne (Lörrach), en France (Saint-Louis) et en Suisse (Riehen) (avec Bob Dylan, Sophie Hunger, Sinéad O’Connor ou Patti Smith qui jouera Horses)

www.stimmen.com

Rock a Field, du 3 au 5 juillet, à Luxembourg (avec Bastille, Muse, Wu-Tang Clan, Alt-J, Boys Noize, Eagles of Death Metal ou Kate Tempest)

www.rockafield.lu

Les Eurockéennes, du 3 au 5 juillet, à Belfort (avec Ben Harper, The Chemical Brothers, Christine and the Queens, Sting, Die Antwoord, Étienne Daho, Major Lazer, Eagles of Death Metal, Ibeyi, Foxygen, Laetitia Shériff, Sinkane, Grand Blanc, voir Poly n°172, Forever Pavot, voir Poly n°176 ou Rone, voir Poly n°174)

www.eurockeennes.fr

VitaCulture

Décibulles, du 10 au 12 juillet, à Neuve-Église (Cypress Hill, Salut c’est cool, Hubert-Félix Thiéfaine, Le Peuple de l’Herbe, Moriarty ou  IAM)

www.decibulles.com

Festival Natala, du 16 au 19 juillet, à Colmar (avec des DJs, des concerts – The Pudra Madre Brothers… – et des ciné-concerts)

www.hiero.fr

Das Fest, du 24 au 26 juillet, à Karlsruhe (avec Skip & Die ou The Kooks) – www.dasfest.net

VitaCulture

Summer Vibration reggae festival, du 24 au 26 juillet, à Sélestat (avec Chinese Man, Ken Boothe, DJ Vadim ou Mad Professor)

www.zone51.net

Longevity, les 25 & 26 juillet, au Jardin des Deux Rives à Strasbourg (avec Jacq ou Od & Pau)

www.longevity-festival.com

Festival de la Paille, les 31 juillet et 1er août, à Métabief dans le Doubs (avec Hubert-Félix Thiéfaine, Le Peuple de l’Herbe ou Fauve, lire Poly n°177)

www.festivalpaille.fr

La Foire aux vins d’Alsace, du 7 au 16 août, à Colmar (avec Robert Plant & The Sensational Space Shifters, Charles Aznavour, Lilly Wood & the Prick ou Fauve )

www.foire-colmar.com

No Logo Festival, du 13 au 15 août, aux Forges de Fraisans dans le Jura (avec Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly, Beat Assaillant ou Amadou & Mariam)

www.nologofestival.fr

 

Emmanuel Dosda
Emmanuel Dosda
journaliste
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