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L’Orangerie de la Kunsthalle Karlsruhe et Le Feu intérieur de Nicolas Daubanes

Nicolas Daubanes, L’Hallali, 2023, Photo : N. Brasseur © VG-Bild Kunst Bonn 2026

Avec Le Feu intérieur, Nicolas Daubanes questionne l’oppression et les moyens de résistance, prenant la prison comme point focal.

Pensionnaire à la Villa Médicis en 2024-25, Nicolas Daubanes (né en 1983) avait articulé son projet de résidence autour de la prison de Rebibbia. En 2026, son exposition au Panthéon dialoguait, grâce à des « dessins aimantés » réalisés avec de la limaille de fer et de la poudre d’acier, avec les ombres de la mémoire : apparaissaient ainsi le Mont-Valérien de Missak Manouchian et la maison d’arrêt de Montluc où Jean Moulin fut interné. C’est une démarche d’essence similaire – où les lieux de privation de liberté sont centraux – qui l’habite ici puisqu’il vient interroger, avec une force peu commune, le pouvoir, l’injustice et le feu intérieur qui pousse les êtres à résister. Dessins de grand format, photogrammes et autres installations composent une cosmogonie des mécanismes de l’oppression et des moyens d’y faire face au fil de l’Histoire. De l’assignation à résidence de Galilée à Rome à l’époque contemporaine, le visiteur croise le peintre Gustave Courbet, un des plus célèbres communards, ou le poète Pierre Dupont, un précurseur de la chanson ouvrière engagée au XIXe siècle, découvrant aussi la révolte carcérale de Nancy en 1972.


À l’Orangerie de la Kunsthalle Karlsruhe jusqu’au 10 janvier 2027
kunsthalle-karlsruhe.de – nicolasdaubanes.net

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