Agnès Varda à travers ses images
À travers Autoportraits, Autres portraits, se dévoile le versant photographique de l’art d’Agnès Varda.
« Je crois que les gens, c’est tout de même ce qu’il y a de plus intéressant », affirmait Agnès Varda (1928-2019). Preuve en est apportée dans un parcours où la réalisatrice de Cléo de 5 à 7 (1962) questionne notamment son identité grâce à de nombreux autoportraits, qu’elle tienne un appareil scientifique bizarroïde à la main ou se montre debout, altère et énigmatique, dans son studio. Elle a aussi shooté nombre de personnalités comme Salvador Dalí, surréaliste jusqu’au bout de la moustache, le sculpteur Pierre Székely ou Fidel Castro qu’elle présente, plein d’humanité, en 1962, plus père (tranquille) de la révolution que guérillero sortant de la sierra Maestra.
On aime également beaucoup ses vues de groupe, que ce soient celle des équipes du Théâtre National Populaire, où elle œuvra dans les années 1950, ou d’anonymes, à Marseille, en 2012 : « J’ai beaucoup aimé rassembler des habitants qui ne se connaissaient pas ou peu. Ils ont souri, ils ont crié, ils ont posé », déclarait-elle. Mais toute sa tendresse et sa délicatesse se concentrent avec le plus de force dans des clichés où elle capture les liens familiaux.
Au Centre Jacques Brel, dans Puzzle (Thionville) jusqu’au 28 mars



