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L’Avare surprenant de Vincent Dumestre à l’Opéra de Reims

© Philippe Delval / Théâtre de Caen

Avec L’Avare de Francesco Gasparini, Vincent Dumestre et son Poème Harmonique ressuscitent un joyau baroque.

Intermezzo de 1720 inspiré de la célèbre pièce de Molière, Il vecchio avaro était une respiration comique intercalée entre deux actes d’un opera seria, histoire d’alléger un brin ces affaires mythologico-tragiques. Ici, le très oublié – et tout aussi prolifique – Francesco Gasparini (1661-1727), imagine une délicieuse pochade en forme de relecture de l’histoire originale en adoptant le point de vue de Fiametta (une jeune femme modeste incarnée par la géniale Eva Zaïcik) qui veut punir son voisin, ce vieux grippe-sou de Pancrazio (le brillant baryton Victor Sicard). 


Pour lui dérober son or, planqué dans une cassette enterrée dans le jardin, elle imagine un plan complexe où le travestissement répond aux épousailles bidon. Dans sa mise en scène, Théophile Gasselin se glisse dans l’esprit de la commedia dell’arte qui irrigue l’œuvre, installant un sacré rythme à une épopée burlesque parfois zébrée d’éclairs sombres, se déployant entre toiles peintes, costumes questionnant leur époque et bric-à-brac d’objets hétéroclites. 


À l’Opéra de Reims mercredi 29 avril
operadereims.com

> Cette production est aussi à l’affiche (12/07) du Festival international d’opéra baroque de Beaune (03-26/07) 
festivalbeaune.com

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