À Beaune, la 44e édition du Festival international d’opéra baroque plonge dans les plis et les replis de l’Au-delà.
Dans sa programmation, Maximilien Hondermarck, délégué général du festival, a souhaité « présenter l’excellence d’ensembles bien connus, mais aussi assumer le risque de prises de rôles prometteuses », plaçant par ailleurs l’événement sous le signe de l’Au-delà. Une thématique ouverte embrassant, évidemment, le passage de la vie à la mort avec le Stabat Mater de Pergolèse par Emmanuelle Haïm et son Concert d’Astrée (19/07, Basilique) ou Un Requiem imaginaire pour Charles Quint (03/07, Basilique), façonné par Simon-Pierre Bestion pour La Tempête, illustration musicale d’un empire à cheval entre Orient et Occident.

Mais il s’agit aussi « d’explorer l’extraordinaire fécondité de certaines œuvres, longtemps après la disparition de leur auteur », comme L’Avare de Francesco Gasparini (12 & 14/07, Théâtre) présenté dans une mise en scène de Théophile Gasselin pensée dans l’esprit de la commedia dell’arte. Nos coups de cœur ? Le « tube » qu’est Les Boréades de Rameau dirigé par Reinoud Van Mechelen (25/07, Cour de l’Hôtel Dieu) et un hommage en trois temps à John Dowland, dont est célébré le 400e anniversaire de la disparition.
Dans différents lieux de Beaune du 3 au 26 juillet
festivalbeaune.com
