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Hommage dansé au fondateur du Béjart Ballet Lausanne

L'Oiseau de Feu © BBL – Admill Kuyler

Julien Favreau et le Béjart Ballet Lausanne rendent un vibrant hommage à l’héritage du fondateur de la compagnie, ravivant ses œuvres phares.

Disparu en 2007, le danseur et chorégraphe franco-suisse Maurice Béjart, créateur du Béjart Ballet Lausanne – qui fêtera ses 40 ans l’année prochaine –, a laissé dans son sillage un répertoire à la renommée internationale. Naviguant au milieu de ses pièces iconiques, le triptyque sélectionné (re)plonge le public dans un voyage orchestré par Julien Favreau, ancien interprète nommé directeur artistique en 2024. « En première partie, j’ai proposé de présenter un medley de son travail afin de montrer toute l’étendue et la richesse de son œuvre », débute-t-il. Une combinaison qui renvoie aux propres procédés du maître, qui avait l’habitude de « prendre des extraits issus de ses différentes chorégraphies, parfois avec un fil conducteur ou non, pour nous emmener dans un tour du monde et des cultures. » Béjart et nous pioche ainsi dans le pas de deux Brel et Barbara et les refrains mythiques de ses deux protagonistes, mais aussi dans Concerto en ré pour violon, porté par la musique de Stravinsky, ou encore Mozart-Tango.


Quant aux deux autres spectacles, le choix se porte sur L’Oiseau de Feu et Boléro : « Ce sont des œuvres populaires qui marchent aussi bien dans un petit théâtre que dans une grande salle », explique Julien Favreau. « Il y a du monde sur scène et puisque nous avons 40 danseurs, il fallait qu’ils se retrouvent tous, à un moment. Avec ces deux ensembles, cela s’y prête totalement. » Le premier, considéré comme l’un des plus exigeants physiquement et techniquement, s’inspire de légendes slaves contant l’histoire d’un héros folklorique et la capture d’une créature aux ailes incandescentes. « Nous avons opté pour une version XXL. L’Oiseau, mourant, est souvent montré avec un Phénix arrivant seul pour lui redonner vie. Là, il surgit avec une nuée de petits oiseaux. Cette variante n’est pas une nouveauté, mais permet de tirer profit des Zéniths et d’occuper l’espace. » L’incontournable Boléro vient ensuite clore la soirée : « on le place toujours à la fin, comme la cerise sur le gâteau », reprend-il. « C’est hypnotique, avec cette table rouge et circulaire immortalisée dans le film Les Uns et les Autres de Lelouch » où Jorge Donn, compagnon de Maurice Béjart, danse sur la célèbre chorégraphie. Accompagnée par les compositions emblématiques de Ravel, la Mélodie, rôle principal campé par un homme ou une femme – Julien Favreau, qui l’a incarnée pendant près de 20 ans, s’y est glissé pour la dernière fois en octobre 2024 –, est entourée par 36 danseurs représentant le Rythme. Répétitifs, les mouvements font écho aux motifs de la musique originale, créant un ballet fascinant et particulièrement challengeant.


Au Zénith (Strasbourg) jeudi 19 mars et à l’Arena (Reims) samedi 21 mars
zenith-strasbourg.frreimsarena.com

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