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Atlas, nouvelle pépite des reggae men de Dub Inc

Dub Inc © TOINE / PHOTO COMPULSIF

Le collectif stéphanois Dub Inc débarque avec Atlas, neuvième opus où le reggae côtoie toujours autant d’influences. Rencontre avec Grégory « Zigo » Mavridorakis, batteur et co-fondateur du groupe.

Si le reggae est à la base du style de Dub Inc, Atlas renouvelle une nouvelle fois le genre en proposant un voyage aérien et invariablement engagé. Quels thèmes vous animent dans cet album ?
Atlas transpire beaucoup de sons d’Afrique du Nord, de hip-hop mais aussi de rock et de cumbia. Comme d’habitude, nous ne nous contentons pas de copier le traditionnel reggae jamaïcain. Les sujets sociaux restent une inspiration principale, auxquels s’ajoutent des questions plus introspectives pas encore abordées, comme l’amitié ou l’amour. Avec ce neuvième projet, on est peut-être arrivés à un stade où il était devenu nécessaire d’exprimer d’autres thématiques. Les chanteurs essaient d’écrire de façon plus poétique. Le titre correspond d’ailleurs très bien à cette volonté : il évoque des montagnes et, bien sûr, le personnage mythologique qui porte le poids du monde sur ses épaules. 

Atlas est également le nom donné aux chansons qui ouvrent et ferment le disque, surfant sur une ambiance orientale pour la première et une version dub instrumentale pour la dernière. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Il y a un côté cool à boucler la boucle par le morceau qui introduit l’ensemble. D’autant que dans le reggae classique, la version dub d’un single est un peu une coutume, un moyen pour l’ingé’ son de s’amuser à mettre des effets, à le remixer. Le morceau a une structure différente de ce que l’on fait habituellement : pas de couplets et de refrain, mais plutôt des gimmicks en kabyle. Il se présente en trois parties avec, d’abord, l’extrait chanté de Hakim, un solo de guitare électrique et, enfin, la section de Komlan. On s’inspire de la situation en Ukraine et en Palestine. Pour nous, c’est une façon de parler de frontières et de ce besoin d’ouverture, si essentiel.


Deux duos sont aussi présents :  Kabaka Pyramid sur Break the Silence, rythmé à la trompette, et Marcus Gad sur l’electro et éthéré Mémoires.
Lors d’une résidence à Saint-Étienne, Marcus Gad est passé écouter la piste. Il a aimé : il fallait donc que l’on se revoie pour enregistrer. Ça a été un peu pareil avec Kabaka. Il traînait pas loin et en a profité pour visiter notre nouveau studio. Après sa tournée, il est repassé. En fait, tant que les morceaux ne sont pas finis, on attend de voir s’il peut y avoir de vraies bonnes vibes en plus.

Comment faire et Ma Bataille mettent quant à eux en scène l’accordéon. Comment s’est-il retrouvé là ?
On l’a déjà utilisé par le passé [rires]. Ici, nous avons eu envie de remettre des couleurs un peu world. Fred, un des deux claviéristes, en joue aussi beaucoup, donc c’est venu naturellement. Comment faire apporte cette touche cumbia et Ma Bataille, qui a commencé en bœuf, a très vite fini par faire de la place à cet instrument.


Au Thônex Live (Thônex) jeudi 5 février, au Cèdre (Chenôve) samedi 7 février, à la Rockhal (Esch-sur-Alzette) jeudi 19 mars, à La Cartonnerie (Reims) vendredi 17 avril et au Zénith (Strasbourg, avec Danakil) vendredi 13 novembre
thonexlive.chcedre.ville-chenove.frrockhal.lucartonnerie.frzenith-strasbourg.fr

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