Un Cabinet de curiosités

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Moteur d’automobile Mathis de type M, 1924-1926. Don de François Rupp en 2010. Strasbourg, Musée Historique. Photo : Musées de Strasbourg

En 140 œuvres, Le Cabinet des merveilles présente quinze années d’acquisition des dix musées de la Ville de Strasbourg.

Il existe bien des manières pour qu’un objet entre dans la collection d’un musée. Certaines sont classiques – achat ou don –, d’autres plus surprenantes comme la saisie en douane de marchandises dont le commerce est prohibé, telles des défenses d’éléphant. C’est cette diversité qu’on découvre au MAMCS dans un parcours thématique (avec des sections comme Matières et formes ou Autour de la figure humaine) où s’opèrent d’étonnantes et fécondes rencontres entre des pièces acquises par les Musées strasbourgeois depuis quinze ans. Un délicat coffre en laque de Chine voisine ainsi avec une photographie de Patrick Bailly-Maître-Grand montrant de féériques poussières d’eau. Des vitrines remplies de papillons multicolores côtoient également une épicerie de poupées de 1890, tandis que des instruments de médecine inquiétants du XIXe siècle – forceps, scie chirurgicale, etc. – entrent en résonance avec le moteur d’une automobile Mathis des années 1920 qui a la splendeur d’un ready made.

 

Jusqu’au 23 octobre, au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg

www.musees.strasbourg.eu

Hervé Lévy
Hervé Lévy
Rédacteur en chef
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