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Parfois revenir en arrière et avancer se confondent : des étudiants s’emparent du Frac Alsace

© Alex Flores

Avec Parfois revenir en arrière et avancer se confondent, le Frac Alsace ouvre ses portes à des étudiants commissaires.

Dans un circuit de 13 œuvres, l’exposition interroge le colonialisme et les récits effacés. Toute l’exposition a été pensée par les jeunes commissaires du master Écritures critiques et curatoriales de l’art et des cultures visuelles à Strasbourg : sélection des œuvres, rédaction des textes et scénographie, et ce à partir des collections issues des Frac du Grand Est. « On discutait beaucoup pour construire le parcours, afin que le visiteur puisse revenir en arrière et faire des liens entre les installations », explique Lina Chtourou. Cindy Poignant, sa camarade, ajoute : « On voulait casser les habitudes et éviter un chemin trop linéaire. »

 

 

Le lieu mêle photographie, sculpture, etc. Parmi les propositions, Naître au monde, c’est concevoir (vivre) enfin le monde comme relation de Binta Diaw présente des racines de mangrove en faux cheveux tressés. L’artiste évoque ainsi les origines et l’histoire de peuples ayant trouvé refuge dans ces marais. La matière renvoie aussi à la chevelure crépue, souvent stigmatisée en Occident. À côté est placé Runaways de Glenn Ligon, série de dix lithographies mettant en lien d’anciens avis de recherche d’esclaves noirs avec des descriptions rédigées par ses proches à son sujet.


Au Frac Alsace (Sélestat) jusqu’au 21 juin
frac-alsace.org

> Une 14e œuvre, L’Exil est un dur métier, qui prend la forme d’un affichage protocolaire, est installée hors les murs, au Bastion XIV (Strasbourg)

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