L’Âge d’or : hip-hop x classique, une recette toujours aussi bonne signée MazelFreten
Le duo hip-hop / electro MazelFreten s’associe aux 24 danseurs du Ballet de Lorraine pour créer L’Âge d’or, explorant les origines d’une pratique underground.
« C’est la première fois que nous imaginons une pièce pour un ballet et que nous collaborons avec l’institution nancéienne », confie Laura Defretin, co-fondatrice de la compagnie MazelFreten avec Brandon Masele. Après avoir explosé aux yeux du monde avec Obscurité, tableau d’ouverture des JO de Paris, le binôme relève un nouveau défi en emmenant une esthétique classique dans un univers bien différent. « Nous avons envie de replonger dans la naissance du mouvement electro, apparu dans les années 2000 dans les clubs parisiens », reprend-elle, citant notamment le Métropolis.
Si la scéno « ne s’en inspire par forcément, elle opte pour un espace confiné, réduit, avec une structure en hauteur qui peut faire penser à une grotte. » Ici, place à l’esprit festif et collectif du clubbing et exit les battles, comme cela avait été le cas avec Rave Lucid, première pièce de groupe des artistes. « 70 % de l’œuvre tourne autour de notre technique, mais chacun pourra exprimer sa propre identité pendant des moments de freestyle », poursuit la chorégraphe. Et de terminer : « Puisque l’electro se danse en général sur une musique à 120 bpm et que les danseurs de ballet ne la maîtrisent pas vraiment, la rythmique est plus lente pour qu’ils ne soient pas dépassés… car en 30 minutes, on envoie très fort en termes d’énergie. »
À l’Opéra national de Nancy-Lorraine (Nancy) du 10 au 15 novembre et à l’ACB Scène nationale (Bar-le-Duc) jeudi 17 décembre
ballet-de-lorraine.eu – acb-scenenationale.org
> La reprise de Rave +/- de Karole Armitage, deuxième performance du Programme 1, est donnée aux mêmes dates
