Dossier Sarre: Magical mystery

Photo de Andrea Kremper

Dans un spectacle événement autour de Médée sont réunis l’opéra de Luigi Cherubini, une suite chorale de Iannis Xenakis et un texte de Heiner Müller.

C’est une création hors-norme que le metteur en scène et chorégraphe Demis Volpi propose sous la baguette de Sébastien Rouland*, une réflexion sur le mythe de Médée. Voilà la magicienne de la mythologie grecque qui s’avance, incendiaire et vengeresse dans l’opéra éponyme de Cherubini qui fut rendu célèbre par Maria Callas au mitan du XXe siècle. Elle est sur le plateau, incandescente, celle qui ne supporte pas d’avoir été répudié par Jason qu’elle avait aidé à conquérir la toison d’or.

Photo de Andrea Kremper

Sa colère est immense, l’entraînant aux confins de la folie, puisqu’elle va tuer ses propres enfants. À ces brillantes transes baroques répondent, les voix du chœur d’hommes de la suite Medea Senecae écrite par Xenakis pour six instruments et le texte de Heiner Müller Médée- Matériau, variation polyphonique eighties d’essence politique sur un mythe cruel décrivant une femme qui aime sans condition et châtie l’infidèle de la plus implacable et inhumaine des manières. La rencontre des trois procède d’une mystérieuse alchimie, créant de brûlantes et brillantes étincelles magiques.

 


Au Saarländisches Staatstheater (Sarrebruck), samedi 2 et vendredi 8 février, puis les 
14, 19 et 27 avril (surtitres en français et en allemand)
staatstheater.saarland

* Voir Poly n°215 ou sur poly.fr

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