Copistes réinvente l’art classique à Metz
Au Centre Pompidou-Metz, Copistes questionne un modus operandi
central du classicisme, à l’aune de l’art contemporain.
Des plasticiens d’aujourd’hui ont reçu des deux commissaires de l’exposition, Donatien Grau et Chiara Parisi, une invitation ainsi formulée : « À partir de l’œuvre de votre choix conservée parmi les collections du musée du Louvre, imaginez sa copie. » Ils sont cent à avoir répondu à l’appel. Revisitant une pratique ancestrale, ils mêlent en toute subtilité la tradition au patrimoine, livrant un fascinant kaléidoscope, entre rupture et ressourcement. De Yan Pei-Ming réinterprétant Bethsabée au bain de Rembrandt – en focalisant l’attention sur la figure de la servante dans un camaïeu de gris – à Philippe Parreno, qui confie à une machine le soin de reprendre l’œuvre de la peintre maniériste Sofonisba Anguissola, le parcours est varié… Inégal aussi, mais c’est la loi du genre.



N’en demeure pas moins que l’ensemble est passionnant, avec des propositions comme celle de Bertrand Lavier (qui se collète avec La Liberté guidant le peuple de Delacroix… sans peinture) ou d’Ymane Chabi-Gara. Elle livre une vision de L’Astronome pétrie de délicatesse, faite de superpositions temporelles, chromatiques, etc. permettant de resituer l’icône de Vermeer dans un espace contemporain nimbé de solitude mystique.
Au Centre Pompidou-Metz jusqu’au 2 février
centrepompidou-metz.fr






