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Art et dystopie dans La Chute des Anges de Raphaëlle Boitel

© Pierre Planchenault

Cirque, théâtre et danse se confondent dans La Chute des Anges, dystopie tragicomique prenant place dans un monde bouleversé.

Au cœur d’un environnement sombre traversé par des agrès – mât chinois, poutre métallique… –, une floppée de personnages vêtus de noir ont l’air de chercher une issue à cet univers de désespoir. Avec leur air étrange et leurs postures tarabiscotées, ils se retrouvent maladroitement propulsés à travers la scène, suspendus par des câbles. Qu’est-il arrivé à ces anges, qui ne savent plus voler ? Dans La Chute des Anges, Raphaëlle Boitel monte un récit futuriste pour proposer une réflexion sur notre société, emmêlée à tous les niveaux. S’étendant à la verticale, l’aire de jeu combine des inspirations multiples.


Du clair-obscur caractéristique de Caravage en passant par l’orwellien et totalitaire 1984, mais aussi le sensible et critique Truman Show, sans oublier le cinétisme de Tinguely (pour ne citer que ces exemples), la performance propose un melting-pot intense et drôle qui développe encore plus les références au cinéma. Les interprètes agencent en effet les espaces à vue, comme lors d’un tournage, accompagnés par une sublime fusion entre musique classique et compositions électronico-fantastico-orchestrales d’Arthur Bison.


À La Coupole (Saint-Louis) samedi 3 octobre et à l’Opéra de Dijon mercredi 7 et jeudi 8 octobre
lacoupole.fr – opera-dijon.fr

> Raphaëlle Boitel monte aussi en scène Ercole amante (11-14/05/27), rare opéra de Cavalli

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