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Metal, jazz et classique pour la 5e édition de Vibration(s) à Bischwiller

Alice Power © Toma Bervetsky

Le classique dans tous ses éclats : ainsi pourrait être résumée la cinquième édition de Vibration(s). Zoom sur trois temps forts. 

Mezzo star, Marina Viotti – qui participa à la cérémonie d’ouverture des JO de Paris avec le groupe Gojira – adore les projets atypiques, à l’image d’About Last Night (09/10, MAC). Des extraits de Carmen de Bizet, des mélodies de Satie ou Ravel, des chansons de Brel et quelques standards de jazz s’entrecroisent dans un one-woman show plein d’humour où une femme tente de reconstituer, au petit matin, la nuit tumultueuse qu’elle vient de passer. On aime aussi beaucoup le récital d’Alice Power (15/10, Église protestante), pianiste pleine d’allant. Elle conjugue exigence absolue et liberté de ton dans une soirée où le baroque de Couperin et Bach tutoie des œuvres de Tchaïkovski transcrites par Mikhaïl Pletnev (dont La Belle au bois dormant).


Autre moment important, la venue de l’Orchestre national de Metz Grand Est, dirigé par Kevin John Edusei (18/10, MAC). Intitulé Sur les traces des géants, le programme rassemble notamment la virtuosissime Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov (par l’as du clavier qu’est Andreï Korobeinikov) et la Symphonie n° 1 de Brahms, mécanique musicale de haute précision, où l’on sent l’amitié profonde qui unit le compositeur à Schumann et l’influence de Beethoven.


En l’Église protestante, à la MAC et au Centre culturel Claude Vigée (Bischwiller) du 9 au 18 octobre
mac-bischwiller.fr

> Sur les traces des géants, également à l’Arsenal de Metz (17/10) 

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