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Zoom sur les textes contemporains de Théâtre en Mai, à Dijon

Vaisseau Familles © Jean-Louis Fernandez

Dijon vit au rythme de Théâtre en Mai, temps fort porté par Maëlle Poésy  explorant histoires modernes et internationales.

Arrivée en septembre 2021 à la direction du Théâtre Dijon Bourgogne, Maëlle Poésy a entamé, depuis janvier dernier, son deuxième mandat à la tête de la structure. Un nouveau cycle marqué par la 36e édition de Théâtre en Mai, manifestation réaffirmant comme fil rouge son appui aux textes contemporains et son ouverture au monde. Parmi les nouvelles créations, Brûle (22-24/05, salle Jacques Fornier, dès 12 ans) est le premier spectacle en solitaire de Muriel Carpentier, ancienne élève de l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Dijon habituée des projets collaboratifs. Issue des arts plastiques, la metteuse en scène imagine des projets hybrides mêlant arts visuels, sonores, numériques et vivants. Dans son nouveau conte, elle fait de Brûle, créature mi-humaine, mi-animale, le personnage central d’un voyage surnaturel et émouvant. Son but : retrouver la lumière au milieu du désert sombre dans lequel elle évolue, afin de redevenir vivante. À travers l’utilisation d’images animées, de dessins et de théâtre d’objet, la pièce s’attaque à des sujets plus profonds comme les défauts de l’être humain, notre monde productiviste à outrance, la surcharge émotionnelle ou encore les traumatismes et la façon dont il nous faut composer avec pour survivre.


Créée en avril au Théâtre Vidy-Lausanne, Thésée, sa vie nouvelle (22-24/05, parvis Saint-Jean, dès 15 ans) est pour sa part une proposition du Belge Guy Cassiers. Ce dernier adapte le roman éponyme de Camille de Toledo, qui se demande qui peut être tenu responsable d’un homme venant à se suicider. S’inspirant de sa propre histoire, l’écrivain entremêle la quête de liberté du héros mythologique à sa recherche de la vérité, lui qui décide, enfin, de donner voix à son frère décédé. Sur scène, un dispositif vidéo porte les paroles des différents protagonistes, renforçant un moment intime et bouleversant. On a aussi plaisir à retrouver le romantique Dora et Franz, Sauver le jour (22-24/05, Salle des fêtes de Chenôve, dès 12 ans), récit écrit et interprété par Caroline Arrouas. Ancienne étudiante de l’École du Théâtre national de Strasbourg, elle construit de toutes pièces, aux côtés du comédien, chanteur et musicien Jonas Marmy, le mariage qui n’a jamais eu lieu entre la jeune Dora Diamant et l’écrivain Franz Kafka. Emporté par la tuberculose, il s’éprit d’elle et quitta les sanatoriums sur un coup de tête, poussé par l’amour. Le plateau est ainsi baigné de poésie, faisant par exemple retentir d’entraînants airs klezmer, musique typique des cérémonies juives orientales au milieu desquelles a grandi Dora. Le Collectif Marthe nous emporte quant à lui dans Vaisseau Familles (29-31/05, La Minoterie, dès 15 ans), un quatuor féminin détonant s’interrogeant sur la représentation de cette construction sociale à travers le temps… et les espèces !


Au Théâtre Dijon Bourgogne et dans d’autres lieux de la ville  du 22 au 31 mai
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