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Le Casino Luxembourg vous invite à fêter ses 30 ans !

Bianca Bondi, 2026 © Marc Domage

Avec FORA, vaste programmation transdisciplinaire, le Casino Luxembourg fête ses 30 ans et vogue entre les temporalités, rendant hommage à la création contemporaine.

Pour célébrer son anniversaire, le Casino Luxembourg a lancé les festivités, début mars, avec Notes on Weathering (jusqu’au 03/01/27), exposition évolutive signée Bianca Bondi. S’intéressant aux changements engendrés par les interactions entre matériaux et environnements, elle trouve, avec ce nouveau projet, l’opportunité de générer un monde mystérieux dans un endroit semi-obscur, humide… et habituellement inaccessible au public. Les caves du bâtiment deviennent en effet le personnage principal d’un récit questionnant l’art dans la société, en particulier quand l’Homme en est exclu. Telles des saynètes immersives, monticules de sel fin coexistent avec brindilles, fleurs et brins d’herbes, mais aussi vieilles boîtes en métal rouillé, chemise défoncée et autre mobilier en bois. Dans de telles conditions, la moisissure continue de s’étendre, quand le condiment se cristallise : le temps passe, la nature reprend ses droits. Au cours de l’été, l’artiste sud-africaine prolongera son expérience en s’emparant du premier étage (05/08-06/09), le plongeant, à son tour, dans un décor inédit directement influencé par son atmosphère.


Avant la naissance de ce second biotope muséal, l’espace accueille toutefois Screentime/s (jusqu’au 07/06). 16 artistes originaires des quatre coins du globe invitent à découvrir leurs univers respectifs, où existences physiques et numériques ne font (presque) plus qu’un. Le fil rouge de ce volet est bien évidemment les écrans et la façon dont ils modifient notre façon de percevoir et d’appréhender le réel. Jeux vidéo, images générées par intelligence artificielle ou réalité virtuelle tendent ainsi à nous faire reconsidérer la question des environnements digitaux comme source de transformation. Lu Yang, né à Shanghai, révèle par exemple sa trilogie DOKU, installation vidéo interrogeant le concept de l’être. Imaginant les aventures du personnage éponyme dans un monde post-apocalyptique, il en fait son propre alter-ego, extension technologique visant à expérimenter une autre forme de l’existence et de la liberté. Post- (jusqu’au 07/09), dernier chapitre de la programmation réparti en trois axes, met quant à lui sous le feu des projecteurs les projets passés, présents et à venir de jeunes artistes issus du Casino Display, lieu de résidence repris en 2021 par le Casino Luxembourg et fêtant, cette année, ses cinq ans. Post-master (27/05-15/06) présente les processus de recherche en cours*, quand Post-residencies s’attarde sur la revisite d’œuvres d’anciens résidents du programme**. Enfin, périscope (jusqu’au 18/05) révèle un diorama mettant en scène les œuvres, créées par quatre artistes en 2025, spécialement pour l’occasion. 


Au Casino Luxembourg jusqu’au 31 décembre
casino-luxembourg.lu

> À partir du mois de mai, des expériences collectives destinées au public sont au programme de Screentime/s

*Le travail de Matilde Gazeau Frade tourne par exemple autour de l’héliophone, machine reproduisant le son du vent par la friction entre le bois et le textile. Il s’agit d’une exploration sonore de la maison familiale et des fantômes de l’enfance, afin de mettre en relief l’absence qui l’habite. La pièce physique de l’héliophone sera présentée au Casino Display. Au Casino Luxembourg, la jeune artiste présente les pistes qui l’ont accompagnée tout au long de son processus créatif – liste d’œuvres et de formes qui auraient pu exister mais qui ne verront pas le jour – et l’ont amenée à explorer cet outil.

**La pièce Birds table a été créée pendant la résidence de recherche en 2024, qui a donné lieu à l’exposition de restitution sleeping swift, slipping — falls. Elle consiste en un ready-made d’un plateau de table d’un bureau de poste à Alger, sur lequel figurent des images d’oiseaux collées avec grand soin par une personne dont on ne connait pas l’identité. ludovic hadjeras a pu échanger la table avec le réceptionniste du bureau de poste, en lui proposant une nouvelle table de son choix: cette table, en fin de vie, était déjà dans le bureau de poste avant l’arrivée du réceptionniste. Pendant Post— ludovic hadjeras présentera à nouveau Birds table aux côtés d’autres pièces ornithologiques développées pendant la résidence au Casino Display. Sans en donner une nouvelle interprétation, les modalités de présentation des travaux changeront afin d’offrir de nouvelles choses à voir. 

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