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Premier album de spoken word enivrant pour Antony Szmierek

© Andrin Fretz

Le site des Rotondes accueille Antony Szmierek, dont la réédition de Service Station at the End of the Universe étend encore son univers  post-punk et electro, porté par le spoken word. 

Premier album sorti au premier trimestre 2025, Service Station at the End of the Universe compte, depuis une nouvelle parution à la fin de l’année dernière, deux pistes inédites. Écrit et composé par Antony Szmierek, jeune trentenaire originaire des environs de Manchester, l’opus plonge dans les questions métaphysiques et psychologiques chères à son interprète. S’il les a d’abord passées à la loupe dans les pages de romans – Albatross Point et The Hypocrite (2018) –, il a ensuite préféré la musique pour en faire le sujet de ses chansons. Sa caractéristique ? Un phrasé monotone (mais captivant) où convergent sarcasme, étude des émotions, situations inspirées de l’enfance ou de la vie réelle ainsi qu’atmosphère nineties nimbée de synthés et lignes de basse. That Face You Make When It’s Raining et Girlypops, les deux titres précédemment ajoutés, apportent une patte UK Garage et indie-pop supplémentaire à cette version 2.0 : le premier propulse en effet percussions et rythmes syncopés au centre du jeu, narrant le récit d’une altercation amoureuse, quand le second fait de l’écho des trompettes une touche funky et optimiste pour parler de la joie, au demeurant simple, de sortir avec ses amies. 


Oscillant entre insouciance et mélancolie, le reste du disque happe l’attention sans la moindre difficulté. Les notes de piano électrique et de batterie du single éponyme nous catapultent dans un monde introspectif distillant même, ça et là, des indices sur les extraits suivants – le mariage d’une certaine Angie s’annonce, tout comme l’expérience d’un homme muni de son tapis de yoga… L’histoire de ce dernier se déploie dans le bien nommé Yoga Teacher, morceau léger en apparence mais qui, derrière une mélodie groovy, aborde masculinité, absence du père et insécurités : « My dad never taught me to do a headstand / […] I don’t have any of those baggy pants, but he still loves me, I’m sure of it / […] I wonder if he has children and if he’d cradle me / He probably thinks it’s bad for the planet and I sort of agree » (« Mon père ne m’a jamais appris à faire le poirier / […] Je n’ai aucun de ces pantalons baggy, mais il m’aime quand même, j’en suis sûr / […] Je me demande s’il a des enfants et s’il me prendrait dans ses bras / Il pense probablement que c’est mauvais pour la planète, un peu comme moi »). Parfaite conclusion à son feuilleton, Angie’s Wedding clôt avec joliesse cette série de chroniques et de monologues intérieurs, conviant chacun des personnages présentés à partager un tendre moment, tous ensemble.


Aux Rotondes (organisé par den Atelier) jeudi 28 mai
rotondes.luatelier.lu

Édité par Mushroom Music / Virgin Music Group
mushroommusic.comvirginmusic.com







Réouverture 1

Lancées début 2025 pour une durée minimum de quatre ans, les rénovations de la Rotonde 1 (Grande Salle, Galerie et Plateforme), de la Rotonde 2 (Buvette et Klub) ainsi que du Pavillon central et du Parvis, conçues par le bureau d’architectes Teisen-Giesler, permettront de gagner 2 000 m2. La Rotonde 1, jusqu’ici fermée, fête son grand retour avec la rencontre photographique Light Leaks Festival (14-17/05), organisée par le Luxembourg Streetphoto Collective, et le Hip Hop Marathon (21 & 22/05), événement participatif mêlant rap, danse et graffiti. Les spectacles circassiens reviendront quant à eux à partir de la saison prochaine (annoncée en juin) !
teisen-giesler.lulightleaks.lu

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