Soul & folk en douceur : Ayọ

© Sophie Koella

Entre soul et folk, douceur et sérénité, la chanteuse germano-nigériane Ayọ revient avec un sixième opus habité, Royal.

Ayọ © Sophie Koella
Ayọ © Sophie Koella

Comme Sade, Tracy Chapman et toutes les grandes voix de la soul ou du jazz, Ayọ cache dans les creux de son timbre lumineux, puissamment émotionnel, la fêlure d’une vie loin d’avoir été toujours facile. Née à Cologne d’un père nigérian et d’une mère rom, la jeune femme a assisté à la descente aux enfers de cette dernière, toxicomane, avant d’être placée par les services sociaux à six ans et de fuir l’orphelinat à quatorze. Le chant comme unique voie vers la sérénité… et la foi. Car Joy Olasunmibo Ogunmakin – dont le nom de scène signifie “joie” en langue yoruba – chante pour Dieu, comme elle aime à le répéter, quel que soit le nom et les contours qu’on veuille donner à la transcendance. Son sixième disque, Royal, fait l’effet d’un océan de douceur, avec ses ballades entêtantes, tantôt mélancoliques (Rosie Blue), tantôt solaires (Fool’s Gold ou encore I’ll Be Right Here, en duo avec Keziah Jones), sur lesquelles se déploient ses volutes suaves et graves, en écho à la spiritualité ardente qui l’anime. Quant à sa reprise toute en grâce et en profondeur du sublimissime Né quelque part de Maxime Le Forestier, elle donne tout simplement la chair de poule.


Au Zoom Frankfurt (Francfort-sur-le-Main) vendredi 14 octobre, au PréO (Oberhausbergen) jeudi 20 octobre et au Théâtre du Jura (Delémont) mardi 15 novembre

Édité par 3e Bureau / Wagram Music
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