Hot Flashes, l’enfance par Aline Bouvy au Casino Luxembourg
La plasticienne belgo-luxembourgeoise Aline Bouvy explore le monde de l’enfance dans Hot Flashes, saupoudrant son voyage de drôles de twists.
S’interrogeant sur le passage à l’âge adulte, Aline Bouvy débute le parcours par The Same Room (after Julie Becker), fresque murale où se succèdent d’immenses peintures aux tons pastel – poupée, ours en peluche, ballerine de boîte à musique, etc –, en apparence inoffensives mais qui, en y regardant de plus près, révèlent des détails pas si rassurants que cela : yeux qui louchent, dents étranges… Abordée comme une étape de construction chez l’individu, l’exposition apporte un point de vue critique sur les normes, la société et le regard des autres.
Ainsi, l’itinéraire propose de pénétrer dans son monde par trois entrées différentes, se servant de la structure de verre et de métal centrale, Wall, en partie recouverte par des miroirs sans tain et serpentant au milieu des œuvres, pour jouer sur les perceptions et examiner l’influence d’autrui dans notre existence, que l’on soit l’observateur ou l’observé. Au pied de ce zig-zag se tient également E.T. The Excremential, figurine à l’effigie du célèbre extraterrestre, adoré par l’artiste, auquel elle ajoute ses propres traits. Un morphing qui lui permet de questionner la représentation du corps, en particulier celui de la femme.
Au Casino (Luxembourg) jusqu’au 12 octobre
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