Découvrez l’Art au Luxembourg avec De la Sécession aux Iconomaques
Passionnant de bout en bout, De la Sécession aux Iconomaques explore L’Art au Luxembourg de 1930 à 1960.
Construit chronologiquement, le parcours débute par les métamorphoses de la peinture de paysage entre 1927 et 1939, sous l’impulsion de la Sécession luxembourgeoise qui se détache du naturalisme et de l’académisme, avec Nico Klopp ou Joseph Kutter. Ce dernier se joue de la continuité spatiale dans une organisation renouvelée des formes (Der Chiemsee, 1934-35). Après une section dédiée à l’occupation nazie – entre adhésion aux canons nationaux-socialistes et résistance, comme la macabre Peinture de Hinzert (1942) de Foni Tissen – se déploie la création libérée d’après 1945.
S’y découvre un feu d’artifice, du surréalisme libre et énigmatique de Tissen aux sculptures épurées de Lucien Wercollier, rappelant Brancusi ou Arp. La plénitude de ses compositions, desquelles sourd une vie bouillonnante, ressemble à une évocation passionnée des mystères de l’existence. En 1954, il fonde le groupe des Iconomaques avec Michel Stoffel, Joseph Probst, etc., plaçant l’abstraction au cœur du propos, comme d’autres, à l’image de Ben Heyart dont les géométries oniriques (La Terrasse Villefranche-sur-Mer, 1960) exercent une durable fascination.
Au Centre culturel Paul Barblé (Strassen) jusqu’au 18 novembre
strassen.lu

