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Christina, nouvel opus electro-folk de Lilly Wood & The Prick

LILLY WOOD AND THE PRICK © TADZIO LAUG

Nili Hadida et Benjamin Cotto, alias Lilly Wood & The Prick, nous embarquent  dans l’univers folk, electro et contrasté de Christina, leur cinquième album. Rencontre avec la chanteuse.

En 2026, vous revenez avec un nouveau disque et fêtez vos 20 ans de carrière. Cet anniversaire a-t-il joué un rôle dans son élaboration ?
Pas du tout ! Même si, en vieillissant, d’autres thématiques émergent, nous nous laissons beaucoup porter et parlons de choses qui nous préoccupent sur le moment. Avant, on abordait toutefois moins l’amitié. Les histoires d’amour qui finissent mal ont toujours été une inspiration, mais elles représentent une certaine facilité. Christina est un renouveau à plein de niveaux : sur scène, chaque chanson est pensée comme un tableau à part entière. On a aussi retravaillé notre répertoire pour qu’il ressemble à notre ADN actuel. En faisant appel au producteur electro Myd, quelque chose de plus dansant est insufflé, avec des sonorités que l’on a toujours aimées, mais que l’on ne maîtrisait pas forcément. 

Le rappeur anglophone Sika Deva se joint à votre duo sur Pushes. Pouvez-vous revenir sur cette collaboration ?
Sika traîne beaucoup dans Artistic Palace, le studio de notre producteur, à Paris. C’est une véritable fourmilière où l’on croise des artistes d’horizons différents, ce qui crée des rencontres très inattendues. Nous voulions écrire une chanson avec des couplets incisifs, un texte qui puisse être scandé et un refrain entraînant qui se détache du reste. Pushes traite de paranoïa, de la peur du regard des autres et du fait de perdre des gens.


Christina
interroge pour sa part les dérives du culte de la beauté. Quelles sont ses origines ?
Nous avons samplé l’un de nos riffs de guitare, que l’on retrouve sur [No No] Kids, titre de notre premier album. Je me rappelle que Myd et Benjamin bidouillaient des trucs dans leur coin, cherchaient des sons et des instruments. Comparée aux paroles, la musique est enlevée. Créer un contraste n’est pas volontaire, mais c’est devenu notre patte. Et comme Ben est plus joyeux que moi, le côté liberté émane de lui.

Quant à Swear, imprégné de synthés, c’est une proposition ultra electro où l’utilisation de la reverb a causé un sacré débat…
Je me suis battue pour garder la guitare après le refrain ! Elle est très frontale et arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. En studio, un certain nombre de personnes voulaient rendre la piste plus consensuelle en mettant cette fameuse reverb. Mais j’aime quand il y a du relief, je ne voulais pas l’adoucir. Elle évoque l’amitié, je la vois comme un câlin musical pour mes potes. Un autre morceau que l’on aime particulièrement est Blood Bath. Il a un peu tout : de l’émotion, de la théâtralité, une voix parlée qui raconte l’histoire… Pour le coup, il aborde la mort, un sujet sur lequel j’avais besoin de me confier.


À la Cartonnerie (Reims) jeudi 9 avril, à Le Rez – Usine (Genève) vendredi 8 mai,  au Papiersaal (Zurich) mercredi 13 mai,  au Jardin du Michel (Toul & Dommartin-lès-Toul, 22-24/05) dimanche 24 mai, au festival Rencontres et Racines (Audincourt, 26-28/06) vendredi 26 juin, au Casino 2000 (Mondorf-les-Bains) samedi 24 octobre, à La Laiterie (Strasbourg) dimanche 25 octobre et au Noumatrouff (Mulhouse) samedi 7 novembre
lillywoodandtheprick.lnk.to/bio

© Lucie Bourdeu
© Lucie Bourdeu

Édité par Wagram Music / Cinq7
cinq7.com

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