Trash Machine

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Fourmillants de détails, les dessins de Nicolas Fremion ressemblent à de réjouissantes bacchanales. À découvrir au Point fort, jeune galerie à l’excitante programmation.

Comme des tableaux de Jérôme Bosch, les dessins au Rotring de Nicolas Fremion regorgent de détails et possèdent un aspect inquiétant : il faut passer du temps à les contempler pour y apercevoir des messages cachés ou de minuscules éléments, comme une tête qu’on dirait sortie de Dragon Ball Z. Irriguées en vrac par Dürer – dont une gravure figure en ouverture de l’expo –, la peinture traditionnelle coréenne, le manga, les BD de Stéphane Blanquet ou les délires de Jake et Dinos Chapman, ses œuvres sont parfois réalisées à quatre mains, en collaboration avec des complices des Beaux-Arts de Marseille. Les compositions exposées sont des puzzles d’une précision extrême, des orgies naïves et fascinantes pleines de vits turgescents et de symboles ésotériques. Même si les motifs sont crus – le foutre jaillissant souvent en torrents glougloutants tandis que sexes et culs sont largement ouverts – et violents, se dégage de ce Kamasutra de l’étrange une réelle bonne humeur jubilatoire…

À la Galerie Le Point fort (Mittelhausbergen), jusqu’au 17 janvier

03 88 27 14 27 – www.lepointfort.eu

 

Hervé Lévy
Hervé Lévy
Rédacteur en chef
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