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Marcos Cardenas Waintingfor Wolf_Huile sur bois 70 x 70 cm_Sala Parés

Patricia Houg, ancienne galeriste et directrice de La Sucrière à Lyon, a pris la direction artistique de ST-ART, foire d’Art contemporain qui rassemble une centaine d’exposants internationaux et une dizaine d’institutions culturelles. Pour cette 21e édition, pas de révolutions, mais des évolutions.

Comment se porte ST-ART ?

C’est un salon qui marche, avec 25 000 visiteurs réguliers ! Il fête sa 21e édition alors que la concurrence est forte, à quelques encablures de Strasbourg : Bâle, Karlsruhe, Paris ou même Lille. Notre objectif ? Rester au top, maintenir le cap et ne pas se faire grignoter par les autres !

 

Chaque année, j’ai l’impression qu’on parle de renaissance à propos de ST-ART… Votre arrivée marque-t-elle un nouveau nouveau départ ?

C’était nécessaire. C’est comme un showman qui, au bout de vingt ans, fait toujours le même numéro. Nous sommes obligés de faire un bilan de contenu et des modifications en découlant.

 

Les autres foires semblent plus constantes…

Art Basel a beaucoup fait de changements, sans forcément le dire : il y a de plus en plus d’Art moderne – car c’est ce qui se vend –, de moins en moins de galeries, un focus toujours plus important sur Art Unlimited – exposition d’œuvres monumentales –, etc. ST-ART a conscience de ses faiblesses et a l’honnêteté d’annoncer qu’elle fait en sorte d’avancer, sans renouveler ses erreurs.

 

Quels étaient les points faibles de ST-ART ?

L’an passé, la foire a notamment amélioré sa scénographie : la circulation méritait d’être rendue plus fluide. Les changements concernaient essentiellement l’accueil du public. Aujourd’hui que je suis à la direction artistique, mon rôle est, tout en restant objective, de tenir une ligne : il faut faire la part des choses entre ce qui relève du réel projet artistique ou de l’artisanat d’Art. Un calligraphe n’est pas un écrivain ! Avec le comité de sélection, nous entrons dans des discussions avec les galeries qui ne répondent pas à nos critères afin qu’elles revoient leur copie. Sinon, environ 30% des galeries qui nous sollicitent sont écartées pour ces raisons.

 

La dimension “non commerciale” a-t-elle repris de l’importance ?

Oui, nous avons invité trois Fracs, nous laissons 100 m2 à la Ville, 100 m2 à la Fondation Maeght qui exposera une partie de ses collections et 70 m2 à Michel Nuridsany qui commissionne une exposition. Il faut faire en sorte que tous les exposants connaissent le territoire : ils sont conviés à se rendre au Bastion ou encore dans le jardin d’Apollonia. Notre mission est de créer une dynamique de rencontres, c’est fondamental car nous nous inscrivons dans un contexte où l’offre culturelle est très forte, avec les Musées, La Chambre (où aura lieu un brunch), Le Maillon (où il y aura une installation)… Nous voulons créer une communauté à l’intérieur et à l’extérieur du salon. Pour réussir un projet, il faut de l’utopie, du rêve

 

Parc des Expositions (Strasbourg)

25-28/11

www.st-art.com

 

Marcos Cardenas, Waintingfor Wolf_Huile sur bois, 70 x 70 cm_Sala Parés

Emmanuel Dosda
Emmanuel Dosda
journaliste
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