Oslocopie

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© La Kunsthalle Mulhouse/ Seb Bozon

L’artiste norvégienne Ane Mette Hol investit La Kunsthalle de Mulhouse avec des fac-similés intrigants, proches de l’hyperréalisme.

La plasticienne d’Oslo née en 1979 a déjà vu ses pièces jetées à la poubelle par du personnel d’entretien : mais comment en vouloir à une femme de ménage lorsque les œuvres en question sont de fausses cendres ou taillures de crayon ? Avec in the echoes of my room, La Kunsthalle montre le travail minutieux et en trompe-l’œil de cette copiste du XXIe siècle, reproduisant inlassablement des matériaux pauvres – papiers d’emballage… – lui permettant de questionner « la relation de l’original à la reproduction ». À Mulhouse, elle va jusqu’à exposer une ramette de 500 feuilles blanches, coloriées au pastel par l’artiste, avec l’aide d’étudiants, pour en faire… du papier vierge (mais pas tant que ça). Avec Ane Mette Hol, c’est du faux, pas du vrai : elle s’applique à rendre réelle la texture de bouts de carton et autres p’tits papiers, à créer l’illusion avec la réplique d’un bloc-notes de 100 feuilles sur lesquelles elle a tracé 42 lignes à la main. La Norvégienne a également dessiné ses propres empreintes digitales, soulignant ainsi que « la copie est l’un des fondements de notre culture ».

 À La Kunsthalle (Mulhouse), jusqu’au 30 avril

kunsthallemulhouse.com

anemettehol.com

 

Emmanuel Dosda
Emmanuel Dosda
journaliste
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