Initials b.b.

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© Sim Canetty-Clarke

Sous la baguette expérimentée de son ancien directeur musical Theodor Guschlbauer – qui officia entre 1983 et 1997 –, l’Orchestre philharmonique de Strasbourg s’attaque à deux monuments du répertoire romantique du XIXe siècle de Beethoven et Bruckner, placés sous le signe de l’audace. Du premier, est programmé le Concerto pour piano et orchestre n°4, pièce lyrique et bercée d’une douce poésie renvoyant, dans son deuxième mouvement, au mythe d’Orphée. Interprétée par le très british Stephen Hough au toucher précis et sensuel, cette œuvre d’ampleur symphonique qui révolutionna le genre, permet à l’instrument de caracoler dans des sphères sonores affranchies de toute contrainte, avec liberté comme seul mot d’ordre. Suivra la Symphonie n°6 que le second avait surnommée “Die Keckste” (la plus effrontée) en raison de la hardiesse de son écriture. Assez éloignée du credo brucknérien traditionnel, cette partition n’est en effet pas une immense arche irradiant de majesté et de spiritualité, mais une page resserrée, comme ramassée sur une pulsion vitale intérieure oscillant entre une malicieuse légèreté inaccoutumée chez le compositeur et une architecture rigoureuse qui lui est propre. (H.L.)

© Sim Canetty-Clarke

 

 Au Palais de la Musique et des Congrès (Strasbourg), jeudi 18 mai

philharmonique-strasbourg.eu

À L’Arsenal (Metz), samedi 20 mai

arsenal-metz.fr

 

Hervé Lévy
Hervé Lévy
Rédacteur en chef
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