C’est parti mon titi !

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Titi Robin, guitariste amoureux des sonorités gitanes et orientales, ne cesse de métisser les musiques du monde pour rapprocher les peuples. Constamment sur les routes, il pose bagages et instruments à La Salle du Cercle.

 

Des volutes de Luth et Tablâ (album sorti en 1986) en duo avec le tabliste de Jaipur Hameed Khan. Un puzzle de sonorités entendues autour de feux de camps Gitans (1995), andalous ou des Balkans. Une longue promenade intercontinentale sous Un Ciel de cuivre (2000) au beau milieu de mélopées où se croisent bendir, darbouqa et oud. Un ambitieux projet tripartite (2011) rendant hommage à la musique indienne (Laal Asmaan), turque (Gül yapraklari) et marocaine (Likaat), enregistré à Bombay, Istanbul et Agadir en compagnie d’artistes du coin. Une lointaine excursion, notamment à la recherche de La Femme idéale, au son du blues méditerranéen de Titi, composé avec le musicien gnawa Mehdi Nassouli (guembri, chant et percussions, sur Taziri, 2015). L’autodidacte Titi Robin cherche sans cesse à mener l’auditeur vers d’autres rives, se trouvant toujours par monts et par vaux, présent à l’endroit où on ne l’attend pas. Celui qui composa en 2005 la BO du film Olé ! (de Florence Quentin, avec Gad Elmaleh et Gérard Depardieu) est avide de rencontres, humaines et musicales. Ainsi, il y a deux ans, il livrait L’Ombre d’une source, sobre dialogue avec les mots poétiques de l’immense Michael Lonsdale…

Très tôt fasciné par les musiques gitanes et orientales, le musicien se dit influencé par l’artiste flamenco Camaron de la Isla et l’irakien Munir Bachir, qui fait valser les notes du oud. Sans œillères et les oreilles ouvertes à 360°, il écrit du Swing wassoulou, de la Rumba du vesou, des suites pour oud ou pour bouzouq ou même des chansons bretonnes avec Érik Marchand. Nous sommes séduits par l’élégance et la justesse du propos de l’artiste multi-instrumentiste composant tour à tour des morceaux sans voix ou chantés, notamment par le grand représentant mondial du maloya réunionnais, Danyel Waro.

Titi Robin et Mehdi Nassouli, accompagnés de Habib Meftah et Francis Varis nous convient, en La Salle du Cercle de Bischheim, à une errance au “clair de lune” (en berbère, on dit Taziri) en quartet, une douce flânerie métissée.

 

À La Salle du cercle (Bischheim), mardi 18 octobre

www.salleducercle.fr

 

www.titirobin.com

Emmanuel Dosda
Emmanuel Dosda
journaliste
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