Art of steel

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Bananensprayer, USAPE, 2017, © Weltkulturerbe Völklinger Hütte/Hans-Georg Merkel

Dans une monumentale et centenaire usine sidérurgique sarroise se tient l’UrbanArt Biennale. Un rendez-vous incontournable du street art international.

Après les lettrages dégoulinants de JonOne, les collages ou pochoirs bichromiques du très engagé Shepard Fairey aka Obey, les slogans pinçants et grinçants de Miss.Tic ou encore les calligraffitis de A1one (prononcez “alone”), la plus grande biennale d’art urbain (90 artistes de 21 pays) envahit une nouvelle fois plus de 40 000 m2 de béton brut à la Völklinger Hütte. Rare est l’occasion de voir un édifice inscrit sur la liste du Patrimoine culturel mondial de l’Unesco accueillir des créations contemporaines. Cette année, le français OX, connu pour ses détournements cyniques et ludiques de panneaux publicitaires voisinera notamment avec des artistes sud-américains de renom : le brésilien Subtu et son fétiche gorille, capable des graffs les plus monumentaux, Mambo (membre du crew français 9e Concept) aux créations figuratives malaxant le bouillonnement des villes d’aujourd’hui et sa pluie de codes hyper-signifiants – pour ne pas dire fascisants –, l’allemande MadC et ses calligraphies XXL toutes en transparences ou encore les combats épiques et mythologiques revisités par l’argentin JAZ. Brut, chic et choc.

Banksy, Toxic Mary (double), Unique, 2003,
Leihgabe der Galerie Kronsbein, München
© Weltkulturerbe Völklinger Hütte/Hans-Georg Merkel

À la Völklinger Hütte (Völklingen), du 9 avril au 5 novembre
voelklinger-huette.org  

Thomas Flagel
Thomas Flagel
Journaliste
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