À nos amours

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Célèbre grâce aux BO des films de Christophe Honoré, l’artiste bisontin Alex Beaupain écrit des chansons d’amour… encore et toujours.

 

Il est l’un des artistes préférés de François Hollande qui a utilisé la version instrumentale d’Au départ pour accompagner ses meetings lors de la dernière campagne présidentielle. C’est surtout le fidèle compositeur de Christophe Honoré pour qui il a écrit la BO de Non ma fille tu n’iras pas danser, Dans Paris, Les Chansons d’amour ou, plus récemment, Les Malheurs de Sophie (avec le morceau Tout tombe, interprété par… La Grande Sophie). Alex Beaupain : « Je suis associé à Christophe Honoré, qui est identifié comme réalisateur de cinéma dit “d’auteur”. J’ai une image de chanteur intellectuel alors que mes chansons sont simples, populaires ! » Et largement influencées par la (brit) pop : The Smiths, Pulp ou Divine Comedy.

Cet Attila de la chanson française qui chante Après moi le déluge a, avec ce disque éponyme (2013), écrit un album très personnel : « Je me suis beaucoup impliqué dans la production de tous mes disques, mais mes morceaux me ressemblent de plus en plus car je commence à comprendre qui je suis comme chanteur. Pour les arrangements, je ne veux plus rien m’interdire alors qu’avant, sous prétexte de chic ou d’élégance, j’avais tendance à être davantage policé. »

Beaucoup de ses titres, comme33 tours (2008), parlent de la fuite du temps qui semble l’obséder : « Où sont mes 33 tours, j’ai bien peur qu’ils ne soient perdus. Mon dieu, j’ai déjà 33 Tours au compteur, suis-je déjà foutu ? » Alex Beaupain prétend cependant n’écrire que des chansons d’amour. « C’est le cas avec Ça m’amuse plus, par exemple, mais à la fin, il y a un resserrage sur une histoire d’amour qui se termine. Je considère que c’est mon élément naturel et que j’en fais constamment, en variant parfois les angles, les thématiques… Même un morceau “politique”, comme Au départ, sur l’album Pourquoi battait mon cœur, en est une ! »

Son dernier disque, très intime, n’est bien sûr pas Loin de ses préoccupations : irrigué d’une âpre mélancolie, il s’adresse à des êtres aimés dernièrement disparus. « Ce matin, par habitude, j’ai mis le couvert pour deux. Mon chemin de solitude s’allonge chaque jour un peu » implore-t-il, sur Je t’en supplie, à un amour perdu.

 

Au Théâtre de Haguenau, mardi 11 octobre

www.relais-culturel-haguenau.com

 

Au Théâtre de Montbéliard, vendredi 14 octobre

www.mascenenationale.com

 

Au Bataclan (Paris), mardi 28 mars

www.bataclan.fr

 

À La Cigale (Paris), mercredi 29 et jeudi 30 mars

www.lacigale.fr

 

À La Passerelle (Florange), vendredi 31 mars

www.passerelle-florange.fr

 

Loin, édité par Capitol

www.alexbeaupain.com

 

Photo de Frédéric Stucin

Emmanuel Dosda
Emmanuel Dosda
journaliste
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